Un marché européen des œufs sous tension
En 2025, la production d’œufs de consommation dans l’Union européenne a légèrement reculé par rapport à l’an passé, dans un contexte marqué par la grippe aviaire. Cette baisse a renforcé les tensions entre l’offre et la demande, entraînant une hausse des prix.
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Avec 6,37 millions de tonnes équivalent œuf coquille en 2025, la production d’œufs dans l’Union européenne s’est effritée de 0,2 % par rapport à 2024. C’est ce qu’observe l’Itavi, l’Institut technique des filières avicole, cunicole et piscicole, dans une note diffusée le jeudi 22 janvier 2026. Ce léger recul intervient dans un contexte de forte recrudescence des foyers de grippe aviaire en Europe. « Au total, plus de 70 élevages de poules pondeuses ont été touchés dans l’Union européenne depuis octobre 2024, affectant directement les volumes disponibles », souligne l’Itavi.
En parallèle, la demande d’œufs reste dynamique, portée notamment par la consommation en grandes et moyennes surfaces (GMS). Cette tension entre une offre en retrait et une demande accrue s’est traduite par une forte hausse des prix. « Les prix moyens des œufs en Europe atteignent des niveaux records », avec une progression estimée en 2025 à 23 % par rapport à 2024 et à 105 % par rapport à 2021, calcule l’Institut.
La France à contre-courant
Malgré une production globalement orientée à la baisse, des disparités entre pays subsistent. En France, la production résiste à cette érosion et aurait même légèrement progressé en 2025, de 0,8 %. Cette hausse reste toutefois insuffisante face à la forte demande, en particulier dans la grande distribution. Résultat, l’Hexagone est soumis à de fortes tensions d’approvisionnement et des ruptures fréquentes dans les magasins.
D’autres pays sont particulièrement affectés par le recul de la production. C’est le cas de l’Espagne qui aurait perdu environ 2,6 millions de poules à l’automne 2025 et enregistré une baisse de 7 % des mises en place de poulettes sur l’année. La Pologne est également concernée. « La forte baisse des mises en place fin 2024 pèse sur les effectifs en production en 2025, entraînant une production attendue en nette diminution », précise l’Itavi.
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